Les MICI (maladies inflammatoires chroniques de l'intestin) et la naturopathie

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Les MICI (maladies inflammatoires chroniques de l'intestin) et la naturopathie

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Publié par Lionel BARRIERE Naturopathe dans Santé · 7 Août 2022
Les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (ou MICI) regroupent la maladie de Crohn (MC) et la rectocolite hémorragique (RCH). Toutes deux se caractérisent par une inflammation de la paroi d'une partie du tube digestif, due à une dérégulation du système immunitaire intestinal.

-Comprendre les MICI :

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (ou MICI) regroupent la maladie de Crohn (MC) et la rectocolite hémorragique (RCH). Toutes deux se caractérisent par une inflammation de la paroi d’une partie du tube digestif, due à une dérégulation du système immunitaire intestinal. Cette inflammation incontrôlée est responsable de lésions tissulaires et de la chronicité de la maladie. Son origine semble résulter de la combinaison complexe de facteurs environnementaux, associés à une susceptibilité génétique du patient et à la réactivité particulière de son système immunitaire.

Mais aussi, la constipation se produit quand les selles ou produits de désassimilation se déplacent trop lentement le long du gros intestin. Les matières fécales qui restent dans l'intestin trop longtemps avant leur évacuation deviennent dures et sèches. Leur expulsion est éventuellement difficile, douloureuse et peu fréquente. Dans la majorité des cas, la constipation ne représente pas un danger, mais elle peut considérablement nuire à votre qualité de vie. Elle ne constitue pas une affection, mais elle pourrait être un symptôme d'une affection.

Dans la maladie de Crohn, l'inflammation peut être localisée dans tout le tube digestif, de la bouche à l’anus (le plus souvent au niveau de l’intestin), tandis que dans la rectocolite hémorragique, elle est localisée au niveau du rectum et du côlon.

De ce fait, les malades présentent des manifestations intestinales : douleurs abdominales, diarrhées avec ou sans émissions sanglantes, atteintes de la région anale (fissure, fistule, abcès), gaz, ballonnements, gargouillis, constipation… en fonction de la localisation de l’inflammation sur les différents segments du tube digestif (intestin grêle, côlon, rectum, anus...). Ces symptômes sont dus à l’inflammation et aux ulcérations qui apparaissent lors de la poussée.

La constipation peut être occasionnelle ou chronique avec des symptômes plus ou moins marqués. La fréquence d’évacuation des selles varie d’une personne à l’autre, allant de 3 fois par jour à 3 fois par semaine. On peut parler de constipation lorsque les selles sont dures, sèches et difficiles à évacuer et en général avec moins de 3 selles par semaine. La constipation est souvent associée à d’autres symptômes digestifs comme les ballonnements ou les douleurs abdominales.

-Certains malades de MICI souffrent de constipation en poussée comme en rémission. Ces épisodes de constipation sont essentiellement dus à l’inflammation :

->Lors d’une poussée, l’inflammation peut entrainer un rétrécissement de la lumière de l’intestin, appelé sténose inflammatoire. Ces sténoses vont ralentir le passage et la progression des aliments et/ou des selles et de ce fait, entrainer une forte constipation. Pour certains, c’est le seul symptôme digestif associé à leur MICI et aux poussées inflammatoires.
->En période de rémission, lorsque la constipation perdure, cela peut être dû à des sténoses cicatricielles qui ralentissent le passage des aliments ou à un syndrome de l’intestin irritable. Ce syndrome de l’intestin irritable touche près de 50 % des malades ; il se manifeste par une alternance d’épisodes de diarrhées et de constipation.

Les MICI évoluent par poussées inflammatoires, de durée et de fréquence extrêmement variables selon les patients, qui alternent avec des phases de rémission. Elles se distinguent par la localisation et la nature de l’inflammation dans le tube digestif, les complications, les facteurs de risque, les symptômes, ou encore les réponses aux traitements.

Les 3 videos se suivent : côlon irritable - intestin irritable - traitements conventionnels

->Dans la maladie de Crohn, l’inflammation peut toucher tous les segments du tube digestif (de la bouche à l’anus), mais se localise le plus souvent au niveau de l’intestin et touche fréquemment l’iléon terminal, avec ou sans atteinte colique.
->Dans la rectocolite hémorragique, l’inflammation affecte toujours la partie basse du rectum et remonte plus ou moins dans le côlon. L’intestin n’est jamais touché.

-Constipation de transit ou difficultés d’évacuation ? :

->Deux mécanismes principaux entrent en jeu dans la constipation chronique avec d’une part, un ralentissement du transit au niveau du côlon (« côlon paresseux » ou constipation de « transit »). Ce type de constipation est à mettre sur le compte le plus souvent d’une colopathie fonctionnelle (syndrome de l’intestin irritable), c’est à dire un trouble de fonctionnement de l’intestin. On parle alors de « constipation fonctionnelle ».
->D’autre part, une constipation peut être provoquée par des difficultés d’évacuation (dyschésie). Cette dyschésie peut être liée à des anomalies anatomiques telles une descente d’organe (prolapsus du rectum) ou une rectocèle (hernie formée par le rectum dans le vagin). Des anomalies de fonctionnement du rectum et de l’anus peuvent aussi être en cause comme l’absence de relâchement du sphincter anal lors de la poussée (anisme). En conséquence, les selles sont difficiles à évacuer, nécessitent des efforts de poussée importants voire parfois le recours à des manœuvres digitales d’extraction des selles et procurent une sensation d’évacuation incomplète. A noter, la constipation est rarement un symptôme isolé. Elle s’accompagne généralement de ballonnements, de douleurs ou d’inconfort abdominaux, de nausées, de flatulences, de problèmes hémorroïdaires ou de fissure anale.

-SIGNES D'ALARME :

->Glaires ou sang dans les selles, anémie, fatigue excessive...
En cas de constipation, certains signes doivent impérativement faire consulter car ils peuvent être le témoin d’une pathologie grave et nécessiter la réalisation d’une coloscopie (lien sur la fiche patient). Ce sont par exemple des glaires ou du sang dans les selles, une anémie, une fatigue excessive, une fièvre, une forte douleur abdominale, la perte d’appétit ou un amaigrissement inexpliqué. Un examen est indiqué en cas de constipation après l’âge de 50 ans, des antécédents personnels ou familiaux de polypes ou de cancer colorectal.

-Vrai ou Faux (idées reçues) :

->S’il y a diarrhée, il n’y a pas de constipation : Faux
Une diarrhée, une incontinence fécale peuvent paradoxalement être liées à une constipation. L’accumulation de selles forme un bouchon (fécalome) entraînant des fuites par regorgement (trop-plein). On parle alors d’ « incontinence à rectum plein ».
->La constipation chronique, c’est une affaire de régime alimentaire : Faux
Si un régime alimentaire déséquilibré (trop riche en féculents par exemple) peut expliquer une constipation passagère, l’alimentation ne peut pas provoquer une constipation chronique et sévère. En revanche, en cas de constipation les apports doivent être assez riches en fibres (aliments complets, fruits et légumes frais), entre 20 et 40 g par jour. Certains aliments ont des vertus laxatives bien connues (pruneaux, kiwis).
->L’activité physique peut améliorer une constipation : Faux
Rien n’est démontré à ce jour.
->Boire un litre d’eau chaque jour peut soulager des symptômes de constipation : Faux
Cette affirmation n’est vérifiée par aucune étude. Les personnes âgées, surtout si elles sont alitées, doivent s’hydrater suffisamment, pour éviter d’aggraver une constipation.

Dans tous les cas, pour en finir avec les MICI, l'aide d'un thérapeute (naturopathe...) est fortement conseillée afin de mettre en place un traitement curatif.

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